12.10.2017, 17:00  

Les élèves du CO d'Orsières sensibilisés aux dangers des nouvelles technologies

Abonnés
chargement
Stéphane Koch appelle les adolescents à plus de responsabilité et de conscience dans l'utilisation des nouvelles technologies.

 12.10.2017, 15:09   Les élèves du CO d'Orsières sensibilisés aux dangers des nouvelles technologies

Education Le spécialiste des nouvelles technologies Stéphane Koch a rencontré les adolescents du cycle d'orientation d'Orsières pour leur dispenser des conseils sur la bonne utilisation de ces dernières. Les jeunes retiennent cinq principes basés sur la conscience et la responsabilité pour surfer en toute sécurité.

Ils ont entre 11 et 13 ans et possèdent quasiment tous un smartphone. Les adolescents du CO d’Orsières sont donc nombreux à naviguer – à vue parfois – dans le monde des nouvelles technologies. Dans le cadre de ses 30 ans, Net+ Entremont, distributeur de contenus multimédias, a invité le spécialiste Stéphane Koch à s’exprimer devant les élèves sur...

Ils ont entre 11 et 13 ans et possèdent quasiment tous un smartphone. Les adolescents du CO d’Orsières sont donc nombreux à naviguer – à vue parfois – dans le monde des nouvelles technologies. Dans le cadre de ses 30 ans, Net+ Entremont, distributeur de contenus multimédias, a invité le spécialiste Stéphane Koch à s’exprimer devant les élèves sur les dangers du web et des réseaux sociaux.

Ces derniers ont retenu cinq principes fondamentaux pour ne pas s’y noyer.   

1.Toutes les données sont stockées 

Une des premières réactions émanant des élèves à l’issue d’une heure et demie de présentation est la surprise de voir la majorité des données stockées, vendues et parfois utilisées à des fins commerciales. «Ça me fait peur de voir que les applications collectent autant d’informations sur nos vies! Je vais régler mes paramètres sur Instagram et Facebook pour un meilleur contrôle», avance Thibert. Idem pour le «like», cette action si innocemment réalisée «mais qui laisse des traces à jamais», relève Nora.  

2. Internet n’est pas au-dessus des lois

Deuxième constat, l'Internet n’est pas un espace de non-droit. Par des exemples très parlants, Stéphane Koch a démontré comment un simple post d’un apéro alcoolisé en Thaïlande pouvait conduire à la prison. «Bien que l'Internet n’ait pas de frontière, il est régi par les lois en vigueur dans le pays dans lequel on se trouve.» Une information qui a marqué Liam, surpris d’apprendre qu’en Suisse, une vidéo d’un motard en plein excès de vitesse diffusée sur Internet a suffi pour le condamner. «Je ne pensais pas que cela pouvait être utilisé par la police.»

3. Un selfie peut être dangereux

Aux sujets des selfies – autoportraits réalisés avec son téléphone portable – Stéphane Koch a interpellé les adolescents sur les réactions recherchées. Il a ensuite exposé le destin tragique de jeunes ayant perdu la vie en voulant réaliser un selfie spectaculaire sur un pont ou sur une ligne de Chemin de fer. «Ça m’a fait me rendre compte que parfois, pour épater sur les réseaux sociaux, on dépasse les limites et on se met dans des situations bêtes ou dangereuses», réagit un élève de 9CO. 

4. Maîtriser la mise en scène

Sur Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux où l’image est reine, maîtriser la mise en scène est essentiel. «Comme on adapte son attitude en classe, dans la cour de récré ou à la maison», exemplifie Stéphane Koch. Une réalité dont les élèves semblent avoir conscience. «On sait aussi que la plupart des belles photos que l’on voit sont retouchées et que cela ne représente pas toujours la réalité. Il ne faut pas trop s’y identifier», raconte Olivia qui dit même se jouer de ça. 

5. Derrière la technologie, il y a toujours un humain 

Au final – et c’est là le message principal de Stéphane Koch – la technologie n’est qu’un outil connecteur d’humains et d’émotions. «C’est pourquoi je n’appelle pas ça réalité virtuelle, car derrière l’écran ce ne sont pas des avatars mais des personnes réelles.» Et Aline, 12 ans, de soulever qu’en cas de harcèlement ou de dérives, «ce n’est pas l’application qui est fautive, mais bien les humains. Il faut donc faire gaffe à ce que l’on «like» ou partage.» 

>> A lire aussi: Stéphane Koch: "Sur Internet on peut soigner la blessure, mais la cicatrice reste." 


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top